Moi qui me plaignait que mes relations tournaient court depuis un certain temps, en fait c'était peut être volontaire. Il est possible que je choisissais des choses impossibles qui étaient voué à l'échec à court terme. Pourquoi? Parce que je suis foncièrement romantique et sensible. Que je me sens vivre quand je commence à découvrir une personne, quand on vit l'excitation des débuts. Les palpitations au c½ur en pensant à lui, les regards timides puis passionnés échangés. Les petites allusions à demi-voilés. Les sentiments qui naissent au creux du ventre. L'absence qui commence à s'installer quand il n'est pas là. Toutes ces choses intenses qui nous traversent quand on commence à être sous le charme de l'autre.
Car c'est cela : Je suis amoureux de tomber amoureux. Je ne vis que pour ces moments où je me sens vivre justement. J'ai besoin de ressentir les choses en grand. De même quand on me quitte. Il faut que ça fasse mal. Que je pleure, que le mal être me ronge. Se repasser en mémoire les moments de complicité, là où c'était fort. Un best of de la relation qui se termine. Une sorte d'éloge funèbre qui sert à faire le deuil. Je me dis que je pourrai jamais à nouveau ressentir des choses pour quelqu'un. Que l'amour c'est fini pour moi. Et soudain, ça surgit quand je ne m'y attends plus. C'est reparti pour le grand tralala.
A nouveau je vis. Je suis peut-être un peu trop idéaliste, un peu rêveur, un peu naïf.
Mais tout ça, c'est juste quelqu'un que je commence tout juste à cerner : Moi.
Mikhael




