Et puis il y a ces souvenirs. Je voudrais tant formater ma mémoire une fois pour toute. Oublier certaines choses. D'un autre côté, c'est tout ça qui fait ce que je suis aujourd'hui. Mais certains fantômes se font plus présents que d'autres. Ils surgissent quand tout va bien. Et là, mille et une questions m'assaillent. Le doute s'empare de moi et je remets tout en question. Les interrogations me font font vivre milles et une nuit de peur, de réflexions poussées à l'extrême, de nostalgie, de tristesse...
Revenir en arrière. Des fois, si j'en avais le pouvoir, je le ferai bien volontier. Enfoncer la touche rewind sans remord. Et vivre à nouveau ces moments d'apesenteur, d'intensité que je n'arrive plus à retrouver. Peut-être est-ce par une exigence qui a considérablement augmenté. J'ai revu mon idéal à la hausse. Ceux qui peuvent me faire à nouveau frémir se font de plus en plus rares. A mon grand désarroi. J'aimerai tellement que ce soit le contraire. Mais à l'intérieur, ça reste froid. Pas d'étincelle. Suis-je prêt pour entamer quelque chose? J'en viens à en douter. Pourtant j'ai ressenti les prémices des jours radieux. Cependant, comme je l'ai dit plus haut, je veux ce que je ne peut pas avoir. Soyons réaliste, exigeons l'impossible. Cette expression me résume assez bien. Et je m'entête, m'obstine conforté par tout ce qui me traverse. Je me fie tellement à mon ressenti, mes émotions. Difficile de faire la part entre le coeur et la raison.
Mais justement, l'amour est-il quelque chose de raisonnable?
Mikhael

