Faisons le point avec Mimi

# Posted on Wednesday, 16 April 2008 at 1:56 PM

My so-called Life : Celui qui habite Neverland

My so-called Life : Celui qui habite Neverland
Syndrome de Peter Pan


Afin de souffrir moins violemment, l'enfant victime d'un traumatisme affectif bloque sa capacité de ressentir les émotions, et cela inconsciemment. Cette paralysie émotionnelle ou anesthésie du c½ur le soulage, mais ne pouvant plus savoir clairement ce qu'il ressent, il se retrouve coupé de ses sentiments profonds.
Sa maturation émotionnelle ne peut se faire dans de telles conditions. L'enfant grandit, son intelligence se développe normalement, mais son c½ur reste bloqué dans l'enfance. Si le traumatisme est parfois dû à un événement précis, il sera plus souvent causé par une situation pénible chronique.
Voici le style de famille où arrive ce traumatisme :
-père absent, faible ou irresponsable,
-mère qui doit tout gérer, tout porter, sans pouvoir s'appuyer sur un homme fort.
Dans ce contexte, soit la mère est très forte et parvient à donner à ses enfants toute l'affection dont ils ont besoin. A ce moment là, les enfants se développeront tout à fait normalement sur le plan affectif malgré la situation très difficile tout de même, très difficile pour la mère plus que pour eux.
Mais si elle est surmenée ou dépressive, elle n'aura ni le temps ni la force de donner à ses enfants toute la tendresse dont ils ont besoin pour se développer normalement. Cette carence affective cause le traumatisme.
Pire encore si la mère manque de confiance en elle et cherche sa confiance en elle auprès de ses enfants. Non seulement elle ne leur donne pas tout ce dont ils ont besoin, mais de plus elle les pompe, les mine en cherchant à puiser en eux la force dont elle manque.
Ce n'est plus la mère qui porte ses enfants mais ses enfants qui doivent la porter. Il est vrai que c'est généralement l'aîné des garçons qui est touché alors que les autres s'en sortent plutôt bien. Cela peut être dû au fait que la mère va s'appuyer davantage sur son aîné pour combler son manque d'affection et chercher sa confiance en elle. Inconsciemment elle lui demandera de lui apporter la force qui lui manque. Alors on peut s'attendre à un traumatisme affectif de taille.


Symptômes :
Manque de maturité et manque d'empathie dans la vie affective


Cet homme dont le c½ur est resté bloqué dans l'enfance ne peut agir véritablement en adulte quand il s'agit de sentiments. Sa maturation émotionnelle n'étant pas achevée, il attend naturellement de son partenaire qu'ilse comporte en mère à son égard.
Il a besoin d'être aimé d'amour maternel, mais paradoxalement cet amour peut lui faire peur, puisqu'il ne le comprend pas. L'angoisse est par définition la peur de l'inconnu. C'est avec cette angoisse qu'il vit chaque jour : l'angoisse de ne pas tout saisir des sentiments adultes, et en particulier de l'amour. L'homme-enfant ne peut pas comprendre l'amour gratuit, totalement désintéressé, qu'est par exemple celui d'une mère pour son enfant, ou d'un prêtre pour les âmes. Dans son monde, cet amour n'existe pas car il a au fond de lui la mentalité de l'enfant qui ramène tout à lui. Il pense alors naturellement que tout le monde aime de cette façon.
Il a une fausse conception de l'amour. Il est alors réellement incapable de vivre pleinement l'amour adulte et d'en tirer satisfaction.
Le jour où son partenaire a besoin qu'il se comporte véritablement en homme, il ne saisit pas ce qui se passe, ni le bien-fondé des désirs qu'il exprime. Vu qu'il ignore qu'il est victime d'un blocage émotionnel, il ne trouve pas d'explication au comportement de son partenaire. l'autre est insatisfait et il ne voit pas pourquoi.
Angoissé face aux demandes de son partenaire qu'il ne parvient pas à satisfaire, il perd peu à peu confiance en lui dans sa vie affective. La moindre remarque devient alors pour lui une montagne. A chaque conflit, sa confiance en lui s'effrite davantage.
Il finit par ne plus savoir par lui-même s'il est quelqu'un de bien : son partenaire devient pour lui comme le miroir de ce qu'il vaut : il se voit mauvais à la moindre plainte (ou simple demande), et ne se croit bon que lorsqu'ilsemble satisfait. Pour parvenir à se croire bon, il n'a d'autre solution que de s'évertuer à le
rendre parfaitement heureux. Mais il est encore desservi par son manque d'empathie : il ne ressent pas ses sentiments normalement à cause de son blocage émotionnel, et a alors beaucoup de mal à imaginer ce que peuvent ressentir les autres.
Il fait le maximum et l'autre se rebelle : c'est pour lui une terrible injustice. Il finit par penser qu'il est vraiment trop exigeant, qu'il profite de sa bonté. Il se sent exploité et le croit méchant.


Pourquoi grandir effraie ...

Il paraît que les gens qui souffrent du syndrome de Peter Pan ne veulent pas grandir. Certains expliquent le syndrome de Peter Pan de façon simpliste en le définissant comme "l'idéalisation d'une enfance perpétuelle et le refus de la vie adulte" ou "le désir de ne jamais grandir."
Refuser de grandir, est-ce la cause ou une des nombreuses conséquences du syndrome ?
Si c'était la cause je pourrais comprendre qu'on lui donne tant de place. Mais ce n'est qu'une conséquence parmi tant d'autres et pas forcément la plus grave. C'est alors très inexact pour ne pas dire faux de faire ce raccourci pour expliquer le SPP. De plus refuser de grandir n'est pas un symptôme qu'on retrouve chez toutes les personnes souffrant du SPP. Beaucoup veulent grandir mais le SPP les en empêche. Il n'y a pas souvent
un choix délibéré de ne pas grandir or le terme refuser signifie que c'est un choix personnel. De nombreux auteurs érigent ce symptôme (refus du monde adulte) qui découle du syndrome comme LA grande cause du problème.
Il est certain qu'à partir de telles affirmations la personne qui refuse effectivement de grandir (il y en a c'est vrai) ne peut guère entrevoir d'avenir plus heureux car si pour elle la solution présentée est grandir (son problème étant présenté comme refus de grandir), elle ne va pas aller loin. Son raisonnement sera "Je ne veux pas et ne peux pas remettre en cause la cause du syndrome puisque je suis résolu à rester un petit enfant toute ma vie. On peut guérir oui mais à quel prix ! Je tiens au monde de l'enfance et je ne le lâcherai à aucun prix."
Toute perspective de progression est d'emblée impossible. Toute idée de grandir effraie et fait fuir loin de ceux qui prétendent qu'on peut guérir de ce syndrome. En fait le problème est tout autre. Une personne qui va bien veut naturellement prendre son indépendance, grandir, avancer. Toute personne qui va bien veut grandir. Je n'ai pas besoin de prouver ce que j'affirme il suffit de regarder la plupart des enfants et adolescents autour de soi. La nature est ainsi faite. Nous sommes faits pour devenir adultes et tendons naturellement à le devenir.
Mais quand ça va mal certains préfèrent s'accrocher à ce qu'ils connaissent : l'enfance, les parents, tous leurs repères rassurants. Ils peuvent refuser de faire un pas vers l'inconnu qui leur semble effrayant. Grandir peut sembler très effrayant à ceux qui souffrent du SPP.


Perte du bon sens et crainte d'être rejeté

Déconnecté de ses sentiments à cause de son blocage émotionnel, et déconnecté du réel à cause de son angoisse, il perd tout bon sens. La réalité demande une adaptation continuelle, or il est incapable de s'adapter vu son état. Régulièrement repris pour ses erreurs inévitables, il se sent persécuté. Il est alors méfiant, perpétuellement sur ses gardes. On peut parler de paranoïa. Il n'a aucune confiance en lui, ce qui le rend impulsif. Son entourage pense qu'il est lunatique, caractériel. En fait s'il réagit violemment c'est simplement parce qu'il ne se sent plus rien dès qu'on remet en cause ce qu'il fait ou dit. Personne ne se doute du drame derrière ses réactions violentes qui font dire : "Qu'il est désagréable et sûr de lui!" Il se renferme par crainte de se faire reprendre s'il parle. Il recherche la solitude. Sa vie est un véritable enfer, mais encore une fois ça ne se voit pas de l'extérieur. On pensera du mal de lui, mais on ne le plaindra pas, parce qu'on ne peut pas imaginer qu'il est en fait plein de bonne volonté et complètement impuissant face à tout cela. On pense qu'il est tout simplement égoïste et qu'il ne veut pas faire d'effort.
En fait le drame est qu'il ne peut pas contrôler ses réactions, ce qui semble peut-être incroyable, mais c'est pourtant bien réel. Il n'a pas de contrôle sur sa vie tant qu'il ne détient pas la clé de son mal.

Quand le monde affectif de l'homme souffrant du syndrome de Peter Pan devient trop hostile, qu'il vit dans l'angoisse permanente, il ne lui reste que la fuite pour survivre. Cette fuite du réel est toute intellectuelle. Son corps est bien présent, mais son esprit, insaisissable.
Il manque tellement de confiance en lui que pour survivre il se fabrique un monde imaginaire dans lequel il est irréprochable. Ce narcissisme le protège de toute "attaque". Il peut alors être illogique dans ses explications, impossible à suivre dans sa façon de raisonner. Son raisonnement est basé sur "quoi qu'il en soit j'ai raison parce que... Si ça ne va pas ça ne peut être que de la faute des autres." On peut alors parler de pensée magique ou de toute-puissance. Sa pensée le rend tout-puissant. Il a fui le réel pour se protéger, mais ne s'est pas dit : "Bon là c'est trop dur à vivre, je fuis le réel". Il n'a pas conscience de ce qu'il vit. Il se croit en plein réel. Il est persuadé d'avoir raison, est sûr que les problèmes viennent des autres.
Il est ainsi bien protégé mais surtout bien isolé. Depuis ce piédestal il peut avoir l'air détaché de tout, insouciant comme l'oiseau. Ce n'est pas de la mauvaise volonté de sa part s'il est irresponsable, mais la conséquence logique de sa fuite du réel, de l'envol propre à Peter Pan. Cet envol est sa protection, mais aussi sa tombe. Il est comme mort pour ceux qui veulent partager avec lui des sentiments, ou vivre avec lui dans la vraie vie (vie affective). Sa vie professionnelle peut ne lui poser aucun problème. Son métier peut aussi être une façon de fuir s'il travaille avec acharnement pour oublier ce qui ne va pas dans sa vie
privée. Le narcissisme ou pensée magique ne règle pas tout. Il n'est pas forcément accepté par son
entourage de cette façon. Pourtant il a absolument besoin d'être admiré et de plaire pour sauver un minimum de confiance en lui et continuer de vivre. Il joue alors sa dernière carte pour s'en sortir tout de même : la séduction.
Et nous avons notre Peter Pan charmant, juste un petit peu manipulateur sur les bords mais tellement adorable... Il mise à fond sur le charme et ça marche. Il est comme l'enfant irrésistible qui fait fondre ses parents et auquel on finit toujours par céder. Cette fois, derrière ce tableau, sa souffrance est invisible. Peter Pan est merveilleux, bout-en-train.
Plus personne ne peut s'imaginer que son sourire cache un drame.


source : Le syndrome de Peter Pan
Pour plus d'infos -----> www.syndrome-de-peter-pan.com

# Posted on Wednesday, 26 March 2008 at 7:04 AM

Edited on Monday, 31 March 2008 at 3:35 PM

My so called Life : Trouver enfin peut-être un écho...

Vois comme tu me fascines
Il faudrait me pincer pour savoir
Rêve ou réalité, ce qui se dessine
Graves-le en moi à l'encre noire
Il faut la diluer, la mêler à ton regard
Là je défaille, quand vient le soir
Emmènes-moi, je n'entends plus que ton nom...


Mikhael


***Innamoramento - Mylène Farmer***

# Posted on Friday, 21 March 2008 at 7:13 PM

Edited on Friday, 30 January 2009 at 8:08 AM

My so-called Life : ça...

J'ai beau essayer mais j'y arrive pas. C'est là, à l'intérieur. Cela fait partie de moi. Alors à moins de subir une amputation de mes souvenirs, des ces derniers mois et d'une partie de moi, il va falloir que je fasse avec.
C'est comme la mer, ça revient, encore et encore. Des vagues de souvenirs, d'émotions, d'images qui me submergent. J'essaie d'avancer mais je crois peut-être me perdre encore plus. j'essaie de me convaincre que c'est possible mais peut-être suis-je en train de me mentir.
Car comment écrire une nouvelle page si celle-ci n'est justement pas tournée. Je sais pertinemment que que tenter d'inscrire de nouvelles lignes sur d'anciens mots (maux), rendra la chose encore plus illisible. Je me rature tout seul.
Je veux être partout et je réalise que je suis nulle part. Cependant, je ne veux pas baisser les bras car ce serait un retour en arrière énorme. je ne veux pas revivre les choses que j'ai endurées il y a un an. Croire que c'est encore possible, que c'est peut-être là et que ça ne demande qu'à éclore.
Mais à chaque fois, un sourire, des mots, un regard, des sensations reviennent m'habiter. Comme si plus rien d'autre n'avait d'importance. Ces choses là, ça ne s'efface pas. Ces choses là, ça reste là...


Mikhael

***ça - Zazie***

# Posted on Friday, 14 March 2008 at 6:47 PM

Edited on Friday, 21 March 2008 at 7:23 PM

Soundtrack of My Life #16

Sans Décrocher - Superbus

# Posted on Tuesday, 04 March 2008 at 6:28 PM